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Trésor

De l'Ukraine à la Camargue, de la Turquie aux Pays-Bas, du Liban à l'Allemagne en passant par la Palestine, la Suisse...

Michéa Jacobi

          Né en 1955 à Arles, faubourg de Trinquetaille, Michéa Jacobi a commencé sa carrière littéraire en 1989 par la publication de Notre Yiddish, un abécédaire, illustré de linogravures. Après que toute la France ashkénaze ait pleuré sur les lambeaux de la vieille langue qu’il s’était efforcé de rassembler, il s’est spécialisé dans le genre (le genre abécédaire illustré) avec Écoliers, L’Abécédaire des Marseillais, L’Abécédaire des Arlésiens.

         En 1996, il est passé au roman avec Trésor, un livre sur Trinquetaille, son père, le papier et les ouvriers.

          L’année suivante, il tentait de donner un éclairage nouveau à l’œuvre et au personnage d’Alphonse Daudet, en reprenant un à un ses contes dans Les Nouvelles Lettres de mon Moulin.

         En 1999, il est parvenu, avec la complicité des Éditions Parenthèses et du photographe Antoine Agoudjian à brosser un portrait saisissant d’Istanbul sans jamais y avoir mis le pied.

           Depuis septembre 2000, il tient, dans Marseille l’Hebdo, une chronique en texte et dessin intitulée Le Piéton de Marseille.
         En 1989, il avait créé la revue Le Midi Illustré dont les 16 numéros font l’objet de toutes les batailles, dans le milieu des collectionneurs de littérature excentrique.


 

Michea-Jacobi

       « 37 ans après sa première édition, mon frère Michéa Jacobi propose une édition revue et corrigée de son ouvrage Notre Yiddish. Il n’ajoute pas un seul mot à son abécédaire initial mais procède à une lecture, à une relecture de son texte et de ses illustrations. Sans verser dans la nostalgie cet écrit devient prétexte (au sens plein du terme) à livrer plus profondément son rapport à la judéité sans renoncer à repenser sa relation à nos parents. 

 

       Il profite également de cette réédition pour analyser son activité créatrice par les mots et les dessins. L’originalité de l’ouvrage pourrait tenir à la capacité de l’auteur d’articuler sa créativité à quelques paroles originaires. Rappel inconscient du texte biblique où un mot fait le jour et la nuit…

       Naturellement l’appartenance à une même fratrie n’implique pas une perception identique du yiddish chacun l’entend avec sa singularité. Il reste que je partage avec Michea la nécessité de remettre radicalement en cause le fameux aphorisme latin : « les paroles s’envolent les écrits restent ». Pour nous les paroles subsisteront tant que nous vivrons. Pour l’écrit, l’hébreu restera de l’hébreu. »
                                                                                                                                 Benjamin Jacobi (30 juillet 2026)

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