Un vieil album photographique livre ses secrets

            par Tamara Kaganovitch 

 

            Au printemps 2019, alors que je plongeais dans les abysses du marché Starokonny[1] d’Odessa, je fis une « prise » unique en son genre : il s’agissait de l’album photographique de la promotion 1940 de l’Institut de médecine d’Odessa. La plupart des personnes représentées dans cet album portent des noms juifs. On peut sans mal imaginer quel fut le destin de ces jeunes médecins : le front, la captivité, l’évacuation ou l’occupation… À n’en point douter, nos parents et nous-mêmes avons été soignés par certains d’entre eux dans l’Odessa d’après-guerre.  

            Parmi les professeurs, quelques grands noms de la médecine : Guéchéline, Chevaliov, Kalfa, Filatov, Yasinovski[2]. Parmi les jeunes diplômés, des noms connus d’Odessa : Jvanetskaïa, Goubar [Hubar], Gourvits [Hurvits]… vingt-neuf pages, plus de cinq cents portraits photographiques. On voudrait connaître le destin de chacun d’entre eux. Et écrire un livre sur eux, sur cette dernière promotion d’avant-guerre.  

            J’ai demandé sur Internet que l’on m’aide à collecter des informations sur ces diplômés. Des dizaines de gens – parmi lesquels des parents de certains diplômés - m’ont aussitôt répondu des États-Unis, d’Israël, de Russie, du Canada, d’Allemagne ! Leurs familles n’avaient conservé aucun album semblable au mien, mais elles avaient toutes des pléthores d’histoires et de photographies à partager.  

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Histoires familiales

 

      Prenons la photo de cet homme et de cette femme. S’ils sont à côté l’un de l’autre, ce n’est pas par hasard. Boris Jalkovski fut doublement chanceux : l’Institut de médecine d’Odessa ne se contenta pas de lui donner une profession, il lui offrit également une pierre précieuse, un brillant ! Selon Elena, la nièce de Boris, ce dernier et Eva Brillant se marièrent alors qu’ils étaient encore étudiants. 

    

      Hélas, leur mariage ne dura pas longtemps. Ils furent tous deux envoyés sur le front, mais dans des hôpitaux militaires différents. Celui de Boris fut pris dans une manœuvre d’encerclement et personne ne le revit plus jamais, il disparut sans laisser de traces.   

     Eva vécut longtemps, exerça comme médecin de quartier, enseigna à l’École de médecine no1 d’Odessa. Elle se remaria, mais conserva toute sa vie la mémoire de Boris le disparu, son premier amour.

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      Sortie de l’Institut de médecine d’Odessa avec la mention très bien, Eva Averbuch fut envoyée comme pédiatre à Kakhovka[3]. Quand la guerre éclata, elle revint à Odessa auprès de ses parents et de sa sœur Dina. Le cœur lourd et au prix d’incroyables difficultés, ils furent évacués de la ville au dernier moment : deux jours avant leur départ, la nouvelle que le paquebot Lénine avait coulé sur une mine[4] avait mis la ville en émoi. Pendant toute la durée de l’évacuation, ils vécurent à Tachkent où Eva travailla à l’hôpital militaire local. Après la libération d’Odessa, les Averbuch se trouvent à nouveau dans leur ville natale. Les portes de leur maison restent en permanence ouvertes à leurs amis.  

 

      Un jour, le destin amène à Odessa le futur mari d’Eva, Boris Chyfrine. La jeune famille s’installa à Nikolaev où servait Boris. Au bout de quelques années, le docteur Eva Averbuch-Chyfrina devint une personnalité connue et respectée de toute la ville. La médecine était chez elle un « don de Dieu » et, après son départ à la retraite, elle continua à exercer comme bénévole à la demande de ses patients et de ses collègues. 

       Décédée en 1995, Eva Averbuch a eu une vie à la fois belle et difficile. Elle avait trouvé l’amour, avait élevé son fils, applaudi aux succès de ses petites-filles, avait été un médecin reconnu. Ses descendants vivent aujourd’hui sur différents continents, mais ils restent en contact les uns avec les autres et honorent la mémoire de leur mère, grand-mère et arrière-grand-mère. 

            Des destins si différents

 

       Une autre photo montre un homme d’allure respectable, au front dégarni, au regard franc et sévère. On ne dirait pas qu’à l’époque le professeur Alexeï Zakharovitch Kozdoba n’a que 38 ans. Il est chirurgien, docteur en médecine, directeur de l’Institut d’imagerie oncologique d’Odessa. Il mène des recherches en endocrinologie dans les lésions chirurgicales du système vasculaire, en vitaminothérapie et en hormonothérapie des plaies infectées, en ostéoplastie, en consolidation des fractures osseuses, en oncologie. On lui prédit un grand avenir, la science a grand besoin de spécialistes comme lui. Mais, quatre mois et demi après le début de la guerre, le paquebot Arménie et les 23 hôpitaux militaires de campagne qu’il transporte sont coulés par l’aviation allemande au large de la Crimée. Parmi les tués – entre 4.500 et 10.000, selon les estimations – figure le médecin-chef Alexeï Kozdoba. 

            

       Son collègue, Pavel Tchassovnikov, connut un tout autre destin. Devenu médecin émérite de la R.S.F.S.R.[5]avant la guerre, le professeur Tchassovnikov est considéré comme un chirurgien de grand talent. Universitaire et pédagogue, il est l’auteur de plus de 60 travaux scientifiques.   

       La guerre commence, l’ennemi marche sur Odessa. Le professeur Tchassovnikov est justement en train de mettre sur pied un grand hôpital militaire pour les blessés et les malades. Mais, sur le front aussi, on a désespérément besoin de médecins. Une fois la quasi-totalité de ses collègues mobilisée, le professeur restera pratiquement le seul chirurgien qualifié de cet hôpital militaire. Et, jusqu’à ce que la maladie ait raison de lui, il sauvera la vie à de nombreux patients. Il apprendra plus tard qu’il avait été décoré par le gouvernement soviétique pour sa contribution à l’organisation de l’hôpital militaire d’Odessa, mais cette décoration ne lui parviendra jamais. En U.R.S.S., on ne décorait pas les détenus.

   

       Après la guerre, Pavel Tchassovnikov sera condamné à vingt-cinq ans de camp et mourra avant d’avoir fini de purger sa peine[6]. Cette peine sévère, ce médecin sexagénaire qui avait sauvé des milliers de vies la devra au fait d’avoir, pendant l’occupation, dirigé l’Université d’Odessa sur ordre des autorités roumaines (cette proposition lui avait été faite sous forme d’ultimatum : « J’ai l’honneur de vous informer que, conformément au décret no 5118/941 du maréchal Antonescu, vous êtes nommé recteur de l’Université… »), d’avoir continué à exercer la médecine et, plus tard, ayant quitté Odessa peu avant sa libération, de s’être fait naturaliser roumain. Mais cela ne l’avait pas sauvé. On avait retrouvé sa trace en Roumanie.

 

       Officiellement, le professeur Tchassovnikov est mort en 1954, honni et oublié par son pays. Au cours de l’instruction, il fut pourtant plus d’une fois mené sous escorte procéder à des opérations à l’hôpital : le pays manquait visiblement de chirurgiens capables.    

 

Deux frères

 

     Parmi les protagonistes de l’album, on dénombre des professeurs et des étudiants, des représentants et les pères fondateurs d’illustres dynasties médicales d’Odessa – celles des Reznik, des Nalivkine, des Synovets. Il y en a d’autres dont les noms nous sont inconnus. Sans la guerre, peut-être eux aussi seraient-ils devenus des grands noms de la médecine, auraient-ils formé des centaines d’élèves, auraient-ils guéri des milliers de malades… 

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       Sur l’une des pages de l’album, on peut voir deux portraits : à en juger par les noms de famille et les initiales, il s’agit de deux frères. Avant la révolution, leur père, Markus Kurlat, avait un commerce de marchandises coloniales au numéro 70 de la rue de la Dormition. Après la révolution, il travailla comme ajusteur afin de nourrir sa petite famille et de donner une éducation à ses enfants. Quel père juif ne rêve-t-il pas de voir ses fils devenir rabbins, notaires ou médecins ! Les rêves de Markus Kurlat faillirent se réaliser…

       Sur le site Internet Mémoire du peuple [https://pamyat-naroda.ru], qui a accompli un énorme travail de numérisation de documents militaires, on trouve l’information suivante :  

 

Kurlat, Avram Markovitch 

Date de naissance : [16 novembre] 1915

Date de mobilisation : 1940

Lieu de mobilisation : bureau militaire municipal d’Odessa, R.S.S. d’Ukraine, région d’Odessa, ville d’Odessa

Grade militaire : médecin-major de la Garde

Faits d’armes : 01/07.1944 – 31.08.1944, 13.09.1944  

 

       Ces faits d’armes valurent à Avram Kurlat d’être décoré de l’Ordre de la Guerre patriotique de 2ème classe. Mais il ne le reçut jamais de son vivant : le 14 septembre [1944], le médecin militaire Kurlat succomba à ses blessures et fut inhumé dans une fosse commune au cimetière de Krosno, en Pologne. 

      Je suis reconnaissante envers mon collègue Alexandre Antoniouk qui a retrouvé une photographie de la stèle érigée sur cette fosse commune :  

            « Kurlat, A.M., major du service de santé, décédé le 14 septembre 1944. Inhumé au cimetière de l’armée soviétique de Krosno, place de la Constitution du 3 mai. Emplacement no 9. Ci-gisent 43 combattants de l’Armée rouge, dont 23 officiers, tués en 1944-1945 lors de la libération de la voïvodie de Rzeszów ». 

     Markus Fishelevitch Kurlat n’apprit jamais la mort de son fils. Il fut lui-même tué en 1941 lors de l’occupation d’Odessa, de même que sa femme et deux de ses fils (information disponible sur le site Yad Vashem [yvng.yadvashem.org] et communiquée en 1994 par son neveu Felix Kurlat qui, espérons-le, vit toujours à New York).

      Nous ignorons quel fut le destin du deuxième Kurlat. J’ose espérer que sa famille de New York répondra un jour à nos messages et nous aidera à éclaircir ce mystère. 

 

L’Italien d’Odessa

 

      J’ai lu un jour un poème de Mikhaïl Svetlov[7] qui m’a particulièrement « accrochée ». Il s’appelle L’Italien et est dédié à un soldat de l’armée d’occupation tué dans l’immensité russe. 

 

            « …Jamais encore tu n’étais venu jusqu’ici !

            Mais ton regard désormais vitreux,

            Empli de l’azur du ciel d’Italie,

            À jamais fixe les espaces neigeux… »

 

        Effectivement, il fut un temps où des soldats italiens combattirent aux côtés de Hitler. Des Italiens, il y en avait aussi dans les rangs de l’Armée rouge, ils étaient à la fois citoyens soviétiques et patriotes italiens. 

      L’état de l’album dont j’avais fait l’acquisition laissait à désirer. L’eau avait à ce point endommagé certaines pages qu’on avait du mal à distinguer les photos. Une page avait déteint sur l’envers de la précédente. Cette réflexion spéculaire laissait deviner les traits d’un bel homme, mais son nom était illisible. Je m’étais presque résignée… lorsqu’un jour je trouvai sur Internet un document très précieux. Il s’agissait d’un petit répertoire intitulé : Les années de tourmente de la guerre à travers les visages de l’Institut de médecine d’Odessa (1941-1945)[8]. En page deux, mon regard tomba sur un visage que je connaissais ! C’était celui du bel homme dont je n’espérais plus apprendre le nom : Leonid Bucolini. Son père, Vladimir, était originaire de Crimée (gouvernement de Tauride, district de Yalta, village d’Otradnoïé). Il avait fait l’école de marine marchande, avait effectué son service militaire dans la marine. Voici un extrait de son dossier personnel:    

            Profession / Lieu de travail : capitaine du Balaklava

            Lieu(x) de résidence : Yalta, Odessa

            Appartenance au parti bolchevik : non

            Arrêté le 19 janvier 1938 par le NKVD de la région d’Odessa

            Chef d’accusation : Propagande contre-révolutionnaire

            Jugé le 29 octobre 1939 par le Conseil spécial du NKVD de l’U.R.S.S.[9]

            Article 54-10 du Code pénal de l’U.R.S.S.

            Condamné à cinq ans de camp de travail pénitentiaire 

            Réhabilité le 29 décembre 1989.

  

    Au moment de l’arrestation de son père, Leonid était encore étudiant en médecine. Quand il avait choisi cette profession, il avait visiblement suivi l’exemple de sa mère. Dans le dossier personnel de Leonid, il est dit que sa mère, Natalia Nesterovna, vit à Tachkent et travaille dans un dispensaire pédiatrique d’arrondissement. 

      Le 4 août 1941, Leonid s’engage comme volontaire sur le front. Ses papiers militaires indiquent qu’il sert comme «médecin au bataillon sanitaire du 71e régiment d’infanterie du Front de Biélorussie ». En trois ans, le médecin-capitaine Leonid Bucolini reçoit les plus hautes distinctions militaires : Ordre de l’Étoile rouge, Ordre de la Guerre patriotique de 2ème classe, médaille « pour la victoire de Stalingrad ».

     

      Il y a tout lieu de croire que sa sœur Zoïa se trouvait en Allemagne au moment de la victoire. Parmi la liste de ses distinctions militaires figure la médaille « pour la victoire sur l’Allemagne[10] ». Quant à Leonid, il périt en juillet 1944 et resta à jamais en terre biélorusse. Une stèle fut-elle érigée sur la fosse commune où il repose dans la ville de Petrykaw (région de Homiel[11]) ? Je l’ignore. Tout comme j’ignore si cette famille italienne d’Odessa a encore des descendants.

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Les recherches se poursuivent

 

        Mes recherches pour retrouver les familles des diplômés et professeurs se poursuivent jusqu’à ce jour.

     De Russie, d’Israël et des États-Unis m’ont répondu les petits-enfants et l’arrière-petit-fils du professeur Semion Aglitski. Parallèlement, j’ai retrouvé les descendants de ses frères et j’ai pu commencer à établir leur arbre généalogique, mais cela est une autre histoire.    

 

        J’ai retrouvé la petite-fille de l’un des diplômés, Mark Roitman, et l’arrière-petit-fils du professeur Nalivkine, lui-même médecin. Le plus vieux médecin d’Odessa, Leonid Grigorevitch Averbuch, sorti de l’Institut de médecine d’Odessa après la guerre, a personnellement connu bon nombre de protagonistes de mon album et m’a fait part de ses souvenirs (qui seront inclus dans un livre à venir). Je reçois des lettres des États-Unis, d’Australie, d’Europe. L’album du marché Starokonny est devenu célèbre. Des dizaines de gens de par le monde, à la recherche de membres de leur famille, scrutent la liste des noms qu’il contient, fouillent dans leurs archives familiales, font part de leurs souvenirs.

         

       La famille Averbuch-Chyfrine, dont les générations sont éparpillées sur différents continents, est en possession d’un album comme le mien. Grâce aux efforts de Valentina Stepanovna, la belle-fille d’Eva Averbuch, et de sa fille Anna, j’ai pu identifier tous les noms et photographies de mon album. Les deux femmes m’ont communiqué les photographies uniques d’une réunion d’anciens élèves qui s’est tenue à Odessa en 1970.    

  

     La vie avait alors changé les visages, vieilli les corps, forgé les caractères des jeunes hommes et jeunes filles répertoriés dans cet album d’avant-guerre. La guerre avait ravi de nombreuses vies. Sans doute d’autres n’avaient-ils tout simplement pas pu se rendre à Odessa. Mais cette réunion d’anciens élèves venus des quatre coins de notre « immense patrie », comme on l’appelait encore, s’était quand même tenue ! Pour preuve cet entrefilet paru dans l’un des journaux d’Odessa. On imagine l’importance de cet événement pour ces jeunes gens d’hier, aujourd’hui médecins reconnus et praticiens expérimentés. On imagine les sentiments qui ont dû les envahir. Même s’ils vivaient dans des villes différentes, ils étaient demeurés des Odessites dans l’âme, ils étaient restés tels que cet album les avait immortalisés. C’est de cela dont parle, dans son poème, Israël Ilitch Wertheim, colonel décoré du service de santé militaire et médecin émérite de la R.S.S. de Géorgie :      

 

« Je sais – et j’en veux cet album pour preuve – qu’il n’est

Plus beau titre que celui de « médecin odessite ».

Là où nous sommes, fi du pessimisme, de la paresse et de l’ennui,

Seuls comptent le travail et la bonne humeur ».

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        P.S. : Aujourd’hui, grâce aux efforts de la famille Averbuch-Chyfrine, je sais comment s’appelait la propriétaire de mon album. Au début de la guerre, Evguenia Alexandrovna Ster(e)ngerts se retrouva dans l’armée d’active. Avec l’hôpital militaire auquel elle était affectée, elle parcourut le long chemin qui sépare Kiev de Dresde, obtint de hautes distinctions officielles et le grade de lieutenant du service de santé. J’ignore quel fut son destin après la guerre. Eut-elle une famille ou bien se consacra-t-elle corps et âme à son métier ? Comment son album de fin d’année se retrouva-t-il au marché Starokonny. Ces questions restent sans réponse. Mais j’aimerais beaucoup les trouver.    

 

     P.P.S : Ce numéro était déjà à la mise en pages lorsque je retrouvai la trace d’une autre « diplômée ». Raïssa Issaakovna Perel est née en 1919. C’est à l’Institut de médecine qu’elle rencontra Ilia Nijni, l’amour de sa vie. En fin de cinquième année, elle donna naissance à un premier enfant, Sacha. La famille connut de nombreuses épreuves. Ilia fut grièvement blessé et Raïssa Issaakovna passa deux semaines au chevet de son mari mourant, lui parla de leur fils et… le sauva, le força à lutter pour sa vie ! Après la guerre, Raïssa Perel travailla comme chirurgien orthopédiste et traumatologue à l’hôpital des mariniers d’Odessa. Elle inventa un appareil qui permettait d’étendre les membres, évitant ainsi aux malades de devenir infirmes. 

        Elle a deux fils remarquables, Alexandre et Konstantin, qui s’occupent toujours d’elle. Âgée de 103 ans, elle suit de près l’actualité et aime recevoir. Notre rencontre a été un véritable miracle et la preuve que le désir que j’ai de raconter au monde ce qu’il est advenu de cette dernière promotion d’avant-guerre est une chose bonne et nécessaire.

 

Tamara Kaganovitch  

 

Migdal-Times n°175, janvier 2022 (https://www.migdal.org.ua/times/175

Cet article a été traduit du russe par notre ami Jean-Christophe Peuch. 

Nous vous rappelons que Les Amis d’Odessa proposent un service de traduction de documents russes (https://www.amis-odessa.fr/traduction ). Pour toute demande (devis...), Jean-Christophe Peuch peut être contacté à l'adresse suivante : peuchj@yahoo.fr 

 

[1] Plus ancien marché d’Odessa, il est situé dans le quartier historique de la Moldovanka. Toutes les notes sont du traducteur.

[2]Alexandre Guéchéline (1882-1962) dirigea par deux fois la chaire d’otorhinolaryngologie de l’Institut de médecine d’Odessa ; directeur de l’hôpital psychiatrique d’Odessa pendant la guerre, Evguéni Chevaliov (1878-1946) parvint à soustraire ses patients aux persécutions roumaines, puis allemandes ; Semion Kalfa (1892-1979), ophtalmologue, enseigna à l’Institut de médecine d’Odessa de 1936 à 1941, puis de 1944 à 1952 ; Vladimir Filatov (1875-1956) fonda en 1936 l’Institut des maladies oculaires et de thérapie tissulaire d’Odessa qui porte aujourd’hui son nom ; Mikhaïl Yasinovski (1899-1972) dirigea la chaire de thérapie facultaire de l’Institut de médecine d’Odessa avant d’être élu, en 1963, membre de l’Académie de médecine de l’U.R.S.S.   

[3] Ville de la région de Kherson.

[4] Le 27 juillet 1941. Selon diverses estimations, quelque 650 à 4 600 victimes périrent dans le naufrage. 

[5] Institué en janvier 1940, ce titre honorifique récompensait les médecins les plus méritants de la Russie soviétique. 

[6] Selon l’association russe des droits humains Memorial, aujourd’hui dissoute, Pavel Tchassovnikov fut condamné le 7 mars 1947 à dix ans de travaux forcés (https://lists.memo.ru/d35/f338.htm)

[7] De son vrai nom Mikhaïl Scheinkman (1903-1964), poète et dramaturge soviétique, surnommé le « Heine rouge » par Vladimir Maïakovski (voir son Épitre aux poètes prolétariens, 1926). L’Italien (1943) est l’une de ses œuvres les plus connues. 

[8] Буремні військові роки в особах Одесь­кого медичного інституту (1941-1945 рр), accessible à l’adresse suivante : https://repo.odmu.edu.ua/xmlui/handle/123456789/10701

[9] Établi en juillet 1934, le Conseil spécial du NKVD (Osoboïé sovechtchaniïé pri NKVD SSSR) pouvait prononcer des peines sans jugement par un magistrat. Il fut aboli peu après la mort de Staline.   

[10] Distinction instituée le 9 mai 1945 pour récompenser les soldats ayant participé aux combats en Allemagne et les membres du NKVD.

[11] En russe, Petrikov et Gomel, respectivement.