Rencontres avec Les Amis d'Odessa

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Retrouvez les vidéos des rencontres avec nos invités 

David Barham

"On a cherché à travers l’anthropologie, l’histoire, la linguistique. Mais on n’a pas pensé à chercher dans la Torah. Voilà qui est fait depuis que David Barham Benhamou, ancien journaliste et enseignant à Jérusalem, a décidé de faire un gros plan sur une portion de la Genèse : la liste des 70 nations que l’on trouve à la fin de la portion de Noé.

Un scoop, retranscrit pourtant depuis plus de 3000 ans !"

David Barham Benhamou est chercheur en sciences bibliques, ancien directeur de la communauté des étudiants francophones de  l'Université de Jérusalem,  psychothérapeute et conférencier.

Vous pouvez vous procurer l'ouvrage de David Barham Benhamou sur le site d'Amazon

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Gabrielle Halpern

" Grandes statues, petites sculptures ou tableaux de peinture, les centaures que vous avez croisés dans les musées ou dans les rues ont presque toujours été représentés par les artistes comme des monstres, des êtres peu recommandables, plutôt agressifs, imprévisibles et étranges. Il faut dire que les textes qui nous viennent de l’Antiquité et qui décrivent ces êtres mi-homme mi-cheval sont peu bienveillants à leur égard et notre imaginaire a été nourri pendant des siècles par la crainte qu’ils suscitent en nous. Le philosophe roumain Mircea Eliade écrivait que le mythe est « une histoire inventée pour répondre à une question ou à une angoisse »… Mais à laquelle de nos questions les centaures répondent-ils ? Et de quelle angoisse sont-ils le nom ?

 Le centaure représente cette part de la réalité dont nous nous méfions depuis des siècles, parce qu’elle n’entre dans aucune de nos cases. Il incarne le flou, l’ambiguïté, le mélange, l’insaisissable, l’imprévisible, l’hétéroclite, le « sans-identité » ou le « trop-plein d’identités » ; en un mot, l’hybride ! L'histoire des idées ne s'est pas contentée de rejeter cette part hybride de la réalité, elle a tenté de l'annihiler.

 Aujourd'hui, les centaures semblent prendre leur revanche et nous assistons à une hybridation accélérée du monde: les objets, les villes, les entreprises, les manières de consommer, de travailler, d'habiter: tout s'hybride! Comment faire face à cette grande tendance du monde qui vient? Comment apprivoiser ces hybridations, alors que nous avons toujours pensé le monde sous le prisme de l'identité? L'hybridation est une extraordinaire chance pour l'humanité, à la fois à l'échelle personnelle qu'à l'échelle de la société; en elle recèle une richesse qu'il est grand temps de découvrir. Nos grands héros étaient tous d'une certaine manière hybrides (Lancelot du Lac, Superman, Moïse, Hercule, etc.), des villes, - comme Odessa -, sont magnifiques précisément parce qu'elles sont hybrides... De quoi nous amener à devenir tous centaures! "

Docteur en philosophie, chercheur associée et diplômée de l’École normale supérieure, Gabrielle Halpern a travaillé au sein de différents cabinets ministériels, avant de participer au développement de startups et de conseiller des entreprises et des institutions publiques. Ses travaux de recherche portent entre autres sur la notion de l’hybride, dont elle vient de publier l'essai grand public: Tous centaures !  Éloge de l’hybridation, Éditions Le Pommier, Paris, 2020

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Anne Bassi

Rebecca, Raïssa, Anouchka… Trois femmes d’une même lignée, trois destins … Et un secret. Elles sont liées par ce qu’elles ont de plus intime, l’unité duelle mère-fille. Inspiré de faits réels, ce roman vous transporte de 1885 à aujourd’hui, de Kiev à Paris en passant par Berlin. 

En 2017, Anouchka, la petite fille, l’avocate, affronte le silence, qui imposa son empreinte à chaque génération et reconstitue son histoire familiale à travers une enquête qu’elle mènera avec un généalogiste allemand. Elle découvrira un secret de famille enfoui depuis des décennies, une lignée mystérieuse et une transmission qui la dépasse. Un roman plein d’émotion sur le monde de nos origines, la transmission du passé et de sa mémoire.

Anne Bassi, après avoir été avocate, dirige désormais une agence de communication, Sachinka. "Le silence des Matriochkas" (Bérangel, nov. 2020) est son premier roman.

Si vous souhaitez vous procurer le livre d'Anne Bassi :

Le silence des Matriochkas - Les éditions Bérangel

Le silence des Matriochkas - Paris Librairies

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Stéphane Gödicke

"Comme tout le monde, j’ai deux grands-pères.

Un Allemand de Hambourg, un Roumain d’Akkerman.

Le premier était nazi, le second était juif. Le nazi avait la réputation d’être drôle, affable et bon vivant. Le Juif était taciturne et antipathique. A priori, tout les opposait.

Tous deux ont passé une grande partie de la guerre à Paris, sans jamais s’y croiser. Ensuite, ils ont dû fuir ou se replier. L’un a survécu, l’autre pas. Mais les choses n’arrivent pas toujours comme on les imagine : c’est le Juif qui a survécu.

D’eux, on ne savait pas grand chose. Ni comment Alex, mon grand-père juif, avait survécu. Ni comment Otto, mon grand-père allemand, avait péri, en avril 1945, si près de la fin. La mémoire de leur guerre se perdait dans le silence ou dans la mort. Des récits contradictoires circulaient. Et moi, depuis l’enfance je m’étais construit au croisement de cet écartèlement. J’étais le descendant improbable d’un Juif et d’un nazi. C’est du moins comme ça que je me racontais mon histoire. Un jour, j’ai voulu savoir qui étaient les deux hommes aux destins et aux caractères si opposés à qui je dois d'être né.

Alors j’ai démarré des recherches. Elles sont bien vite devenues une enquête."

 

Stéphane Gödicke

Le livre de Stéphane Gödicke Mémoires fantômes vient de paraître aux éditions Passage(s).

Vous pouvez le commander directement sur le site de l'éditeur.

http://www.editionspassages.fr/escales/

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Francis Conte

Parmi les nationalités qui contribuèrent le plus fortement à l’essor d’Odessa figurent les Grecs et les Juifs. C’est de concert qu’ils commencèrent à forger la fortune de la ville, en particulier grâce à leur participation active dans le commerce du blé. Puis ils s’opposèrent frontalement à partir de 1821 : concurrence commerciale, rivalités financières et oppositions confessionnelles devinrent très vives ; elles se transformèrent en escarmouches, puis en pogromes, à plusieurs reprises au cours du XIX° s.

Pour nous interroger sur le « phénomène odessite », nous « contextualiserons notre propos avant de proposer une double étude de cas : au sein des nombreuses nationalités actives à Odessa, nous préciserons ce que les Grecs et les Juifs ont apporté, grâce à leurs points communs et malgré leurs différences.

Les deux groupes ont joué un rôle majeur dans l’essor de cette grande cité portuaire. Mais, complémentaires au début, ils sont vite devenus concurrents sur le marché du blé qui fit la richesse de la ville. Cette rivalité est devenue de plus en plus violente - d’abord lors du premier pogrome de l’été 1821, puis par trois fois au milieu du XIX° s. Lorsque se déchaîna le pogrome le plus tragique – celui de 1905 – les Grecs se sont d’autant mieux modérés qu’ils avaient su réorienter leurs intérêts financiers en les faisant passer du blé à la pierre.

Francis Conte est professeur émérite à l'Université Paris-Sorbonne.

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Agnès Camincher

Agnès Camincher nous emmène à quelques encablures d’Odessa, dans la cité de Belgorod-Dniestrovski, alias Akkerman. Puis, nous nous rendons dans la petite communauté de Shabo, cité vigneronne où vinrent se ressourcer Bialik et bien d’autres Odessites.

Agnès Camincher expose ensuite le projet de développement et de modernisation du Musée d'Histoire des Juifs d’Odessa, projet passionnant, de longue haleine, qui implique de nombreux acteurs à l’international, mais concerne au premier chef les Amis d’Odessa.

Agnès Camincher est diplômée en sexologie, en philosophie, en éthique de la responsabilité. Elle vit en Suisse où elle exerce, enseigne et écrit.

Fondation du Judaïsme Français
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Guy Hassid

Par des lectures de textes d’auteurs odessites célèbres, d'Alexandre Pouchkine à Valentin Kataïev en passant par Mendele-Moïkher-Sforim, Cholem Aleïkhem, Isaac Babel et Vladimir Jabotinsky, la voix de Guy Hassid, comédien de la troupe «Le Monde est un Théâtre» nous conduit sur les sentiers littéraires d’Odessa la Juive hauts en couleur.

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Marguerite Bérard

« L’histoire de mon grand-père se fond dans celle du XXe siècle. Né à Rovno, en 1903, dans une famille juive et profondément russe, il a entendu, enfant, ses parents discuter à voix basse de l’influence de Raspoutine sur la tsarine. Plus tard, il s’est battu contre les miliciens de Petlioura, est parti pour échapper aux pogroms, a construit des maisons à Tel-Aviv et s’est engagé dans l’armée française...»

Marguerite Bérard, ancienne élève de l'ENA (promotion Senghor), aujourd'hui responsable des  activités en France d'un grand groupe bancaire nous présente « Le Siècle d'Assia ».

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Eva Schwebel

« Je suis la fille unique d’une rescapée d’Auschwitz et d’un homme qui y a échappé par miracle. En août 1968, je me suis trouvée à Strasbourg en vacances. J’avais 17 ans. Le 21 août,  l’armée du Pacte de Varsovie a envahi la Tchécoslovaquie. Ma mère m’a dit : « ne reviens pas ». Je suis restée…

Eva Schwebel, par le biais de fragments, nous conte l’histoire de ses parents, la vie dans un pays communiste, l’exil ainsi que son cheminement en France. Elle raconte comment la grande histoire se répercute sur nos vies.... »

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Lorraine de Meaux

Lorraine de Meaux, agrégée et docteur en histoire, spécialiste de la Russie, présente « Les Gunzburg, banquiers, philanthropes et mécènes dans le Grand siècle russe ». Son ouvrage « rend pour la première fois aux Gunzburg la dimension qui leur revient aux côtés des grandes familles juives telles que les Ephrussi, les Camondo, les Warburg ou les Rothschild ».

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Sophie Benech

Ayant passé une grande partie de son enfance à Odessa, Babel est l'auteur de plusieurs textes évoquant cette ville, et tout particulièrement des "Récits d'Odessa" qui ont immortalisé le ganster juif Bénia Krik. Sophie Benech nous dévoile la vision qu'avait Babel de sa ville, et des problèmes que peut poser la traduction du savoureux dialecte d'Odessa.

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Stéphanie Emilfork-Loïk

De l'histoire intime à la grande Histoire : Histoire des Emilfork 1891 - 1912